Il serait difficile de nos jours de vivre en autarcie. Presque impossible même pour les européens que nous sommes.

Déjà, il faudrait un bout de terre (avec de l’eau), et nous sommes trop nombreux pour en avoir un chacun.

Et puis il faudrait aussi un savoir-faire qui s’est perdu en même pas deux générations.

Et oui… qui, de nos jours, saurait conserver des aliments pour tout l’hiver sans l’aide de la fée électrique ? Qui saurait faire ses propres vêtements ou ses propres tissus ? Qui saurait construire une maison ou fabriquer des meubles ?

Et la liste de ce qu'on ne sait plus faire est interminable.

Hoy en día, sería difícil vivir en autarcía. De hecho es casi imposible en el caso de los europeos.

Primero, porque nos haría falta un trozo de tierra (con agua), y somos demasiados para tener un trozo cada uno.

Luego, necesitaríamos unos conocimientos que se han perdido en apenas dos generaciones.

Sí… ¿quién de nosotros sabe conservar alimentos durante todo el invierno sin ayuda de la electricidad? ¿Quién sabe coser su ropa o hacer su propio tejido? ¿Quién sabría construirse una casa o fabricar muebles? Y la lista de lo que ya no sabemos hacer es interminable.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, les gens savaient. Oh, pas dans ma famille, depuis trop longtemps déconnectée de la terre. Mais dans ma belle-famille si. La grand-mère de mon mari connaissait les plantes de la montagne, pour cuisiner ou soigner. Son grand-père cultivait, pêchait, chassait… Malheureusement, ils sont morts jeunes, et mon mari n’a pas eu le temps d’en apprendre grand-chose.

Quant à mon beau-père, il a rarement le temps de nous accompagner en montagne pour partager son savoir.

Y eso, que no hace tanto, la gente aún sabía. En mi familia no, cierto, ya llevamos muchas generaciones alejados de la tierra. Pero en la familia de mi marido, sí. Su Abuela conocía muy bien las plantas que curaban o las plantas que servían para guisar. Su Abuelo era campesino, y cazaba, y pescaba. Pero murieron jóvenes, y a mi marido no tuvieron tiempo de enseñarle gran cosa.

Y a mi suegro no le sobra tiempo, para acompañarnos a la montaña y enseñarnos.

Mais bon, quelques fois, on réussit à connaître une nouvelle plante ou un nouveau champignon, comestible ou non.

Et de temps en temps, on peut se faire un repas un peu « naturel »

Pero de cuando en cuando,  en  alguna salida, logramos instruirnos. Y no esta mal, porque en esos casos, podemos preparar alguna comida un poco “natural” o del país, no sé como decirlo.


A gauche, des pissenlits. Ici, ils ne se mangent que lorsqu’ils commencent à sortir, juste après la fonte des neiges, on mange les jeunes pousses en fait, on ne cueille jamais le pissenlit « adulte », qui est amer. On l’assaisonne avec de l’ail, vinaigre et huile. Et si on est gourmand, on peut y ajouter des croûtons et des lardons.

A droite, des « carreroles », des faux-mousserons (ou marasme des oréades) en français. Si on en cueille beaucoup, on peut les conserver, en les faisant sécher  enfilés sur un fil dans un endroit aéré et à l’ombre. Sinon, on en fait en général une bonne omelette.

A la izquierda, son dientes de león. En Francia, se suele comer la hoja grande, que es ya muy amarga. Aquí, sólo se come la planta antes de que florezca, justo cuando está naciendo, a los pocos días de que funda la nieve. Y entonces está riquísima con ajo, perejil, vinagre y aceite (podéis añadir pan frito y bacon si os apetece).

A la derecha, son “carreroles”, ninfas o senderuelas en español. Si se recogen muchos, se pueden conservar secándolos. Se cuelgan en un hilo en un lugar aireado a la sombra.

Si no, se pueden consumir en tortilla o lo que más os apetezca.

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