Décidemment, je perds la tête. Samedi matin, j’ai oublié mon appareil photo à la maison, donc je n’ai pas d’images du marché majorquin que nous avons visité, ni des majorquins superbement costumés, ni des pièces d’artisanat…

Ensuite, dimanche matin, pas d’appareil non plus, et pourtant j’ai parcouru un joli chemin bien fleuri, pfff.

Me parece que cada día me hago más vieja, empiezo a olvidar muchas cosas. El sábado, dejé mi cámara en casa. Fuimos a un mercado mallorquín, y no tengo fotos ni de las piezas de artesanía, ni de los mallorquines vestidos de la ropa típica de ahí, ni de los bailes, ni de la manera en que hacían las ensaïmadas…

Luego, el domingo, me lo volví a olvidar, y eso que hice un paseo chulísimo, las flores eran abundantes y muy bonitas…

Enfin, j’ai tout de même quelques photos de ce que nous avons acheté au marché.

Ça m’a rappelé d’excellents souvenirs puisque dans ma tendre jeunesse (là je suis toujours dans ma jeunesse, mais plus aussi tendre), j’ai habité l’île de Majorque, j’ai donc de délicieux souvenirs gustatifs que j’ai ravivés avec plaisir.

Bueno, suerte que en casa, pude hacer fotos de lo que compramos en el mercado. Me encantó ir hasta ahí, porque como he vivido en Mallorca (hace muchos años), pues me ha permitido abrir el baúl de los recuerdos.

Tout d’abord la soubressade.

Bueno, primero la sobrasada.

Je pense qu’on doit pouvoir en trouver en France maintenant. Et c’est d’ailleurs dommage que de nos jours, on trouve de tout partout…

En supermarché, ça se trouve plutôt emballé en boîte, comme les fromages à étaler. Pour vous faire une idée, ça ressemble un peu au chorizo, mais le goût est différent, et c’est mou.

On le mange généralement tartiné sur du pain, ou alors réchauffé avec des œufs au plats (si, si, c’est très léger, hihi !)

On en trouve aussi dans les « ensaïmadas » salées.

Me encannnnnta la sobrasada. La suelo comprar en el supermercado de cuando en cuando, pero no tiene nada que ver con la de ahí. Esta está para lamerse los dedos. Me gusta mucho comérmela untada sobre una rebanada de pan.

Et évidemment l’ensaïmada ne pouvait pas manquer.

Y por supuesto, también compramos una ensaimada.


Ma préférée est celle aux cheveux d’ange, et c’est donc celle qu’on a achetée.

Les enfants ne connaissaient pas, puisque ça c’est plus difficile à trouver en dehors de Majorque, mais ils ont aimé… à mon grand regret… ben oui, ça en a fait moins pour moi ! ;-)

Mi favorita es la de cabello de angel, y es la que ha caído.

Los niños nunca la habían probado porque aquí no se encuentra, bueno, sí, encuentras las de paquete, pero no tienen nada que ver. Total, que les ha gustado mucho… desgraciadamente… porque no me han dejado comer mucha ;-)



Je vous ai déjà dit qu’on avait un jardin ? Enfin, on en a plusieurs, mais on a nos jardins préférés.

Dimanche, nous sommes allés à celui d’Ordino.

¿Os he dicho alguna vez que teníamos un jardín? Bueno, tenemos varios, pero tenemos nuestros favoritos.

El domingo fuimos al de Ordino.

Il y a là-bas un barbecue,

Ahí, tenemos una barbacoa,

Un petit plan d’eau...

Una charca...


...Pour pêcher quelques truites.

...Para pescar alguna trucha.

Et puis des tables pour manger confortablement assis.

Y algunas mesas para poder comer bien instalados.

Par contre, on va demander à ce qu’on nous fasse un abri, parce que ce n’est pas marrant qu’il commence à pleuvoir juste quand on s’assied pour manger…

Lo que sí, vamos a pedir que nos hagan un tejadito porque no es muy divertido que empiece a llover justo cuando te sientas a comer…

Pour une fois, le ciel a été clément et nous a permis de passer un week-end sous le soleil. Il a fait très froid, mais au moins le ciel était bleu.

Après toute cette pluie, on a été optimistes, et on s’est dit qu’on avait de fortes chances de trouver des cèpes d’été. Pas aussi goûteux que ceux d’automne, mais pas mauvais non plus.

Este fin de semana, por fin, ha habido sol. La verdad es que también hemos tenido un viento gélido, pero hemos podido salir bien abrigados.

Después de tantos días de lluvia, supusimos que habría alguna seta por el bosque.

Nous sommes donc allés faire un grand tour en forêt, le nez au ras du sol (et j’ai oublié l’appareil photo…). Après une heure de marche, nous n’avions toujours rien trouvé, même pas de champignons non comestibles.

Fuimos pues a caminar, la nariz pegada al suelo, para no perdernos la más mínima seta. Pero, nada, hay no había ni una seta aunque fuera mala. O sea que al cabo de una hora, dimos media vuelta

Alors, nous avons fait demi-tour, et à 10 mètres de la voiture, au bord du chemin, mon mari a soudain repéré la perle rare : une morille !

On s’est tout de suite pratiquement mis à quatre pattes, les yeux en alerte, et on a vite repéré 8 morilles de plus.

Cuando ya teníamos el coche a la vista, mi marido va y ¡encuentra una colmenilla a un metro del camino!

¡Y todos de nuevo nariz al suelo para encontrar más! ¡Pues han sido ocho más!


J’ai fait une petite sauce à la crème fraîche et au porto, pour accompagner des filets de bœuf d’Andorre.

He hecho una salsita con crema de leche y oporto, para acompañar unos filetes de buey del país.

La présentation n’est pas 4 étoiles, mais c’était délicieux !

Ça a tout de même ses avantages de vivre en montagne !

La presentación es pésima, pero ¡el plato estaba exquisito!

Tiene sus ventajas vivir por aquí ;-)

 

Il serait difficile de nos jours de vivre en autarcie. Presque impossible même pour les européens que nous sommes.

Déjà, il faudrait un bout de terre (avec de l’eau), et nous sommes trop nombreux pour en avoir un chacun.

Et puis il faudrait aussi un savoir-faire qui s’est perdu en même pas deux générations.

Et oui… qui, de nos jours, saurait conserver des aliments pour tout l’hiver sans l’aide de la fée électrique ? Qui saurait faire ses propres vêtements ou ses propres tissus ? Qui saurait construire une maison ou fabriquer des meubles ?

Et la liste de ce qu'on ne sait plus faire est interminable.

Hoy en día, sería difícil vivir en autarcía. De hecho es casi imposible en el caso de los europeos.

Primero, porque nos haría falta un trozo de tierra (con agua), y somos demasiados para tener un trozo cada uno.

Luego, necesitaríamos unos conocimientos que se han perdido en apenas dos generaciones.

Sí… ¿quién de nosotros sabe conservar alimentos durante todo el invierno sin ayuda de la electricidad? ¿Quién sabe coser su ropa o hacer su propio tejido? ¿Quién sabría construirse una casa o fabricar muebles? Y la lista de lo que ya no sabemos hacer es interminable.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, les gens savaient. Oh, pas dans ma famille, depuis trop longtemps déconnectée de la terre. Mais dans ma belle-famille si. La grand-mère de mon mari connaissait les plantes de la montagne, pour cuisiner ou soigner. Son grand-père cultivait, pêchait, chassait… Malheureusement, ils sont morts jeunes, et mon mari n’a pas eu le temps d’en apprendre grand-chose.

Quant à mon beau-père, il a rarement le temps de nous accompagner en montagne pour partager son savoir.

Y eso, que no hace tanto, la gente aún sabía. En mi familia no, cierto, ya llevamos muchas generaciones alejados de la tierra. Pero en la familia de mi marido, sí. Su Abuela conocía muy bien las plantas que curaban o las plantas que servían para guisar. Su Abuelo era campesino, y cazaba, y pescaba. Pero murieron jóvenes, y a mi marido no tuvieron tiempo de enseñarle gran cosa.

Y a mi suegro no le sobra tiempo, para acompañarnos a la montaña y enseñarnos.

Mais bon, quelques fois, on réussit à connaître une nouvelle plante ou un nouveau champignon, comestible ou non.

Et de temps en temps, on peut se faire un repas un peu « naturel »

Pero de cuando en cuando,  en  alguna salida, logramos instruirnos. Y no esta mal, porque en esos casos, podemos preparar alguna comida un poco “natural” o del país, no sé como decirlo.


A gauche, des pissenlits. Ici, ils ne se mangent que lorsqu’ils commencent à sortir, juste après la fonte des neiges, on mange les jeunes pousses en fait, on ne cueille jamais le pissenlit « adulte », qui est amer. On l’assaisonne avec de l’ail, vinaigre et huile. Et si on est gourmand, on peut y ajouter des croûtons et des lardons.

A droite, des « carreroles », des faux-mousserons (ou marasme des oréades) en français. Si on en cueille beaucoup, on peut les conserver, en les faisant sécher  enfilés sur un fil dans un endroit aéré et à l’ombre. Sinon, on en fait en général une bonne omelette.

A la izquierda, son dientes de león. En Francia, se suele comer la hoja grande, que es ya muy amarga. Aquí, sólo se come la planta antes de que florezca, justo cuando está naciendo, a los pocos días de que funda la nieve. Y entonces está riquísima con ajo, perejil, vinagre y aceite (podéis añadir pan frito y bacon si os apetece).

A la derecha, son “carreroles”, ninfas o senderuelas en español. Si se recogen muchos, se pueden conservar secándolos. Se cuelgan en un hilo en un lugar aireado a la sombra.

Si no, se pueden consumir en tortilla o lo que más os apetezca.

Un mari comme le mien, ça ne se change pas...
Pourquoi?!
Ah mais pour une raison très simple...
Contrariamente a la moda seguida por la sociedad de hoy en día, no tengo la más mínima intención de cambiar de marido...
¿Por qué?
Pues por un motivo muy senzillo...


Il sait faire les petits pains au chocolat!
Et ça, mes bonnes dames, ça n'a pas de prix!
¡Sabe hacer napolitanas!
¡Y esto no tiene precio!

Depuis que j’ai un beau tablier et une belle nappe, je me sens inspirée.

Creo que mi nuevo mantel y mi nuevo delantal me inspiran.

Je fais des desserts à tout va…

No paro de hacer postres…

Pas sûre que ce soit bon pour la ligne cette histoire…

No creo que a este ritmo pueda mantener mi peso durante mucho tiempo…

Bon appétit !

¡Que aproveche !

Me voilà revenue de Madrid, après un loooooong voyage avec des pointes à 105 km/h sur l’autoroute.
Ya estoy de vuelta de Madrid, después de un laaaaargo viaje muy lento con un máximo de 105 km/h por la autopista.
L’appartement de mes grands-parents est vide, et il n’est plus à nous.
Finis les longs après-midi de discussions autour de l’immense table ronde.
La table a dû être coupée, elle ne passait pas par la porte… elle n’accueillera plus les « cocidos » de ma grand-mère, elle a fini ses jours heureux dans un container.
Une page se tourne, on commence à lire la suivante.
El piso de mis Abuelos ya está completamente vacío, y ya no es nuestro.
Se acabaron las largas tardes de plática alrededor de la inmensa mesa redonda.
Han tenido que cortar la mesa, no pasaba por la puerta… ya no comeremos ningún cocido ahí sentados. La mesa ha acabado su vida en un contenedor.
Giro una página, empiezo a leer la siguiente.
Pour bien commencer les choses, rien de tel que de remplir son estomac.
Hum… les casseroles sont vides…
Para inaugurar la página nueva, no hay nada como comer alguna cosa.
Ay… las cazuelas están vacías…

allons donc nous promener dans le centre.
Bueno, pues vayamos a dar una vuelta por el centro.


Ma tante et mon père ont craqué pour un sandwich de calamars. Ça leur rappelait leur enfance, quand ma grand-mère les emmenait faire les courses dans le centre.
Il n’a pas fallu me forcer pour y goûter.
Mi tía y mi padre recordaban con emoción los bocatas de calamares que comían cuando mi Abuela se los llevaba de compras al centro.
No he dudado en probarlo.


Après le sandwich, on est tombés sur le Mesón del champiñón (restaurant du champignon), là il n’y avait que deux tapas à choisir. On a choisi les champignons forcément.
Luego, hemos visto un mesón con una tapa muy apetecible : unos champiñones deliciosos.


C’était excellent, si vous voulez les faire, ce sont des champignons de Paris sans queue, vous parsemez de persil et d’ail, un petit bout de chorizo, un filet d’huile, et hop sur une plaque bien chaude : délicieux !
Coges unos champiñones, les quitas la cola, pones ajo y perejil, un trocito de chorizo, un poquitín de aceite, y a la plancha. Estaban buenísimos.



Après avoir admiré les jolies vitrines, nous avons mangé d’excellentes croquettes dans un troisième bar à tapas. Et puis, pour faire descendre tout ça, nous avons marché jusqu’au Palais Royal, devant lequel il y avait un « barquillero » (un « barquillo », c’est une sorte de petit gâteau).
Después de caminar y mirar alguna tienda, hemos comido  unas croquetas, y nos hemos acercado al Palacio Real, y ahí hemos visto a unos barquilleros…


Ce barquillero étant plus un piège à touristes qu’autre chose, nous avons plutôt opté pour une petite glace légère (confiture de lait, et cerises), question de faire descendre les tapas.
Pero no, un barquillo de postre, no, es mejor un helado ligerito de dulce de leche…

Après tout ça, nous avons quitté Madrid et sommes retournés chez ma tante, chez laquelle nous avons mangé des chorizos au cidre. Pas de photo, mais je vous explique comment on fait, car c’est très bon pour l’apéro avec un peu de pain. Vous prenez des chorizos à cuire (pas du sec donc), vous recouvrez avec du cidre, et vous faite cuire à feu doux : mmmmm !
Il va sans dire que j’attendrai une semaine avant de me peser…
Luego, ya a punto de explotar, nos hemos ido para casa.
Y aunque no tengo foto, os digo algo que hemos comido: chorizo hecho en sidra: exquisito. Cubres los chorizos (de los de cocer) de sidra, y los dejas cocer a fuego lento: ¡están de muerte!
Bueno, me parece que voy a esperar una semanita antes de pesarme…
Il y a quelques jours, Isa  a donné sur son blog une recette de madeleines.
Coïncidence, ma mère m’avait donné il y a deux semaines un grand paquet de moules à madeleines qu’elle n’utilisait pas.
Je n’ai jamais fait de madeleines de ma vie, mais puisque Isa offrait une recette   testée et approuvée, j’aurais eu tort de m’en priver…
Hace unos días  Isa  presentaba una receta de magdalenas en su blog. 
Pura coincidencia: mi madre me había dado unos días antes unos moldes que no utilizaba. 
Yo nunca había hecho magdalenas, pero como Isa aseguraba que salían buenas, pues pensé que iba a intentar hacerlas.
Donc, je me suis mise au travail, et j’ai fait des madeleines.


Je dois avouer qu’elles sont trop bonnes ! Merci Isa !
La verdad es que han salido muy ricas!
Pero, como son las cosas…, resulta que desde que tenemos máquina de pan, casi nunca vamos a la panadería.
Pero, al pasar delante, Lluís vio algo que le entró por los ojos, y, cosa excepcional, entró a comprarlo
Ceci dit, il y a un hic, je vais vous expliquer lequel : depuis que nous avons une machine à pain, nous allons très rarement à la boulangerie, quasiment jamais en fait.
Mais, Lluís a vu dans la vitrine quelque chose qui le tentait… alors, fait exceptionnel,  il est entré dans la boulangerie et a acheté l’objet de ses désirs.


Euh… oui… des madeleines… alors quand il est arrivé tout content en brandissant son sac, juste au moment où je sortais ma fournée, on a dû faire une drôle de tête tous les deux ;-) 
Pues sí… magdalenas… y cuando llegó a casa blandiendo la bolsa al mismo tiempo que yo sacaba las mías del horno, los dos debimos hacer una cara muy curiosa ;-)
 
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